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“VICTIM” PAR GABRIELA RODRIGUEZ

Le texte commence avec un commentaire du film anglais « Victim », de 1961, qui traite des effets paradoxaux d’une loi (en vigueur jusqu’à 1969) qui punit l’homosexualité d’emprisonnement.

Le vecteur « victime » est abordé de deux façons: la victime d’une loi ridicule et la victime d’un chantage. Néanmoins, cet abord ne dit rien des modalités de réponse de chaque sujet du film. Le spectateur reste plutôt face à un vide ou une énigme. Depuis ce point on observe (entre d’autres) la réalisation d’un fantasme où le sujet s’offre comme objet sacrificiel pour défendre son partenaire, la fuite maladroite du bourreau, la complicité d’un délateur.

La perspective psychanalytique est posée par la thèse selon laquelle celle-ci rejette l’identification des sujets aux malheurs subis et qu’elle n’essaye pas d’éliminer les effets de situations supposées traumatiques. La voie inventée par Freud, c’est un pari sur le sujet qui peut répondre, en tant que corps parlant, du réel des contingences et qui met en jeu une cause vide pour fabriquer une réponse nouvelle qui équivoque le nom d’un destin.

Translations : Espagnol